calgatBlog1

Calgat en temps de CoVid

Qui aurait cru que dès le début de l’aventure de Cal Gat, tout serait gâché par une petite chose invisible à l’œil nu.

Bien sûr, si on me l’avait dit (un voyant peut-être), je ne l’aurais pas cru non plus.

Je suis une personne positive, une de ces personnes que les autres ont tendance à qualifier de « rêveurs ». Et je suis aussi un réaliste, dont j’ai besoin de faits et de données pour changer d’avis si j’en ai déjà un. C’est pourquoi je n’aurais pas cru qu’un virus puisse arrêter une ville, un pays, un continent, une planète entière…

Cependant, maintenant que j’ai tout le temps de réfléchir, avec mon diplôme de biologie totalement empoussiéré, avec les données dont nous sommes bombardés quotidiennement… Je dois dire que c’est la seule façon qui existait de nous envoyer tous à la case « prison » comme lorsque nous jouions au Monopoly. Mais ce n’est malheureusement pas un jeu. C’est une réalité. Des activistes, des écologistes, des universitaires, des scientifiques, des gourous, des gens éclairés et même les Écritures pouvaient nous le dire. Même avec cette menace, l’être humain n’est pas capable de s’arrêter.

Qu’y a-t-il de mal à s’arrêter ? C’est la question que nous devrions nous poser, mais que nous avons peur de poser.

Avoir du temps pour soi ; prendre soin de soi ; être pour les siens, ceux qui sont vraiment proches, ceux que l’on croise chaque matin ébouriffés à la porte de la salle de bains ; faire toutes ces choses que l’on ne peut jamais faire parce que « on n’a pas le temps » : le français, la cuisine, un bain éternel, ranger le placard, peindre le débarras, planter des tulipes, écrire mon livre, le macramé 2. 0… Pour penser à : ce que je veux, ce que je faisais sans succès, les choses à changer pour obtenir des résultats différents, qui je veux avoir autour de moi quand tout cela sera terminé.

Mon problème est que j’avais déjà fait tout ce travail quand je suis arrivé à Cal Gat. Je me retrouve donc à essayer d’expliquer à d’autres personnes la chance que nous avons de pouvoir nous arrêter.

Parce que je préfère me sentir chanceuse plutôt que de passer ce confinement à me plaindre de ma malchance et de tout ce que je pourrais être en train de faire. Et vous ?

Demande de réservation